Rachel Tubiana – CPA

Expert-comptable francophone à Jérusalem

Jérusalem mêle enseignement, santé, tourisme, technologie et un tissu associatif dense. Chacun de ces mondes a ses propres règles comptables, et le cabinet les traite en français.

  • Indépendants et professions libérales
  • Associations (Amoutot) et Nihoul Takin
  • Accompagnement bilingue français-hébreu

Un tissu économique à part

De Har Hotzvim aux quartiers du centre, l’économie jérusalémite ne ressemble pas à celle de la côte. Elle est portée par l’enseignement, la santé, le tourisme, la recherche et un secteur associatif sans équivalent dans le pays. Les professions libérales y sont surreprésentées, et avec elles des régimes comptables spécifiques.

Beaucoup de francophones y exercent en tant qu’indépendants — enseignants particuliers, thérapeutes, guides, traducteurs, consultants — avec des revenus irréguliers et parfois partiellement étrangers. C’est précisément le profil où le choix du statut et la gestion des acomptes provisionnels font le plus de différence sur la trésorerie.

Le cas des associations : l’Amouta

Jérusalem concentre une part importante des Amoutot du pays. Une association n’est pas une entreprise : elle relève du Rasham Ha’Amoutot, doit tenir une comptabilité distincte, produire des états financiers annuels et, pour continuer à recevoir des dons ou des fonds publics, obtenir chaque année son attestation de bonne gestion — le Ishur Nihoul Takin.

Cette attestation ne s’obtient pas en fin d’exercice sur un coup de collier : elle suppose des comptes tenus toute l’année, des procès-verbaux à jour et une séparation claire entre les flux de l’association et ceux de ses dirigeants.

Trois situations que le cabinet rencontre à Jérusalem

La ville produit des dossiers moins standardisés qu’ailleurs.

L’association francophone

Amouta portée par des donateurs français : comptabilité dédiée, états financiers annuels et attestation de bonne gestion à renouveler.

La profession libérale

Thérapeute, enseignant, guide ou traducteur, avec des revenus saisonniers et des acomptes provisionnels à calibrer pour éviter les à-coups de trésorerie.

La société de services

Structure employant quelques salariés, avec paie mensuelle, Tik Nikouyim et comptes annuels à déposer.

Ce que le cabinet prend en charge à Jérusalem

  • Ouverture et suivi du statut d’indépendant, avec calibrage des acomptes provisionnels sur des revenus irréguliers.
  • Comptabilité et déclarations de TVA (Ma’am).
  • Comptabilité d’association et préparation des états financiers annuels.
  • Bulletins de paie, Tik Nikouyim et déclarations mensuelles pour les structures employeuses.
  • Déclaration annuelle de revenus, y compris avec revenus de source étrangère.
  • Attestations comptables destinées aux bailleurs de fonds et aux administrations.

Les échanges se font en français, les démarches en hébreu : vous n’avez jamais à traduire vous-même un courrier administratif.

Questions fréquentes à Jérusalem

Une Amouta doit-elle payer la TVA ?
Une association à but non lucratif est en principe classée Mossad Lelo Kavana Lehishtaker et ne facture pas de TVA sur ses activités désintéressées ; en contrepartie elle ne récupère pas la TVA sur ses achats et acquitte une taxe sur les salaires. Une activité commerciale accessoire peut toutefois changer ce classement : la qualification se vérifie au cas par cas.
Mes revenus varient beaucoup d’un mois à l’autre. Est-ce un problème ?
Non, à condition que les acomptes provisionnels soient ajustés. Un taux d’acompte calé sur une bonne année devient vite étouffant lors d’une année creuse ; il peut être révisé en cours d’exercice, ce que beaucoup d’indépendants ignorent.
Je perçois des honoraires depuis la France. Comment les déclarer ?
Ils entrent dans votre revenu imposable israélien s’ils correspondent à une activité exercée depuis Israël, sous réserve de l’exonération applicable aux nouveaux immigrants et de la convention franco-israélienne. Le point à trancher en premier est le lieu d’exercice réel de l’activité.

Parlons de votre situation

Un premier échange sans engagement, pour savoir ce qui s’applique à vous et par quoi commencer.