Olim 2026 : 0 % d’impôt sur le revenu, mode d’emploi
Arrivés entre novembre 2025 et fin 2026 ? Vos salaires et bénéfices israéliens sont exonérés d’impôt jusqu’en 2030, dans la limite de plafonds annuels. Qui est concerné, quels revenus, quels pièges.

La réforme approuvée pour les nouveaux immigrants est d’une ampleur inédite. Les olim et certains toshavim hozrim arrivés entre le 5 novembre 2025 et le 31 décembre 2026 ne paient pas d’impôt sur le revenu sur leur salaire ou leurs bénéfices d’indépendant en Israël, de 2026 à 2030, dans la limite d’un plafond annuel. Voici ce que prévoit le texte, et ce qu’il ne prévoit pas.
Qui est concerné ?
- Les olim hadashim arrivés en Israël entre le 5 novembre 2025 et la fin de l’année 2026.
- Les toshavim hozrim (résidents de retour) ayant vécu au moins dix ans à l’étranger et revenus sur la même période.
La date qui compte est celle de votre alyah ou de votre retour. Arriver le 4 novembre 2025 ou en janvier 2027 vous place hors du dispositif.
Quels revenus sont exonérés ?
Le texte vise les revenus « tirés d’un effort personnel » perçus en Israël :
- le salaire d’un emploi salarié ;
- les bénéfices d’une activité indépendante (Ossek Patour ou Ossek Mourshé).
Les revenus passifs restent imposés normalement : loyers, intérêts et dividendes sont exclus de la réforme.
Les plafonds année par année
L’exonération est dégressive. Au-delà du plafond de l’année, le revenu est imposé selon le barème habituel.
- 2026 : jusqu’à 600 000 ₪
- 2027 : jusqu’à 1 000 000 ₪
- 2028 : jusqu’à 1 000 000 ₪
- 2029 : jusqu’à 350 000 ₪
- 2030 : jusqu’à 150 000 ₪
Si vous travaillez pour un membre de votre famille, le plafond tombe à 140 000 ₪ par an.
Ce que la réforme ne supprime pas
Elle s’ajoute aux avantages existants des nouveaux immigrants, sans les remplacer :
- les points de crédit d’impôt des olim, de 1 à 3 points pendant environ quatre ans et demi (soit environ 3 000 à 9 000 ₪ par an) ;
- l’exonération de dix ans sur les revenus de source étrangère.
Les quatre pièges à connaître
1. Partir trop tôt annule tout
Pour éviter les allers-retours opportunistes, la réforme ne s’applique pas à celui qui cesse d’être résident israélien en 2028 ou 2029 et passe moins de 75 jours en Israël sur ces deux années.
2. Les revenus étrangers doivent désormais être déclarés
Depuis l’amendement 272, les olim arrivés à partir du 1er janvier 2026 doivent déclarer leurs revenus de l’étranger, même lorsqu’ils restent exonérés d’impôt. Être exonéré ne dispense donc plus de déposer une déclaration.
3. L’impôt n’est pas la seule charge
La réforme porte sur l’impôt sur le revenu. Le texte officiel ne dit rien des cotisations au Bituach Leumi et à l’assurance maladie, ni de la TVA (Ma’am) pour les indépendants : ces obligations suivent leurs règles habituelles.
4. L’exonération ne dispense pas d’ouvrir un statut
Un indépendant doit toujours ouvrir son dossier auprès du Ma’am, du Mas Hachnassa et du Bituach Leumi, tenir sa comptabilité et déposer ses déclarations. C’est même la condition pour que le bénéfice exonéré soit reconnu.
Un exemple
Une olah arrivée en mars 2026 ouvre un Ossek Mourshé de graphisme. En 2027, elle dégage 280 000 ₪ de bénéfice. Le montant étant sous le plafond de 1 000 000 ₪, ce bénéfice n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu cette année-là. Elle facture et reverse la TVA comme tout Ossek Mourshé, et ses cotisations sociales suivent les règles habituelles.
Ce que nous vous conseillons
Si vous êtes dans la fenêtre de la réforme, le choix de votre statut, salarié, Ossek ou société, et le calendrier de vos revenus pèsent plus que jamais. Cela vaut d’être posé dès l’arrivée, avec l’ouverture de votre statut et une première déclaration annuelle bien préparée.
Une exonération mal documentée se perd au premier contrôle. Elle se prépare dès l’ouverture du dossier.
Questions fréquentes
Je suis arrivé en Israël en décembre 2025. Suis-je concerné ?
L’exonération s’applique-t-elle à mes loyers en France ?
Que se passe-t-il si je gagne plus que le plafond ?
Dois-je quand même ouvrir un Ossek si je suis exonéré ?
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