Tofes 867 : intérêts, dividendes et plus-values en Israël
Le formulaire 867 récapitule ce que votre banque ou votre courtier a versé et l’impôt retenu à la source. Le lire, compenser les pertes et récupérer un trop-perçu.

Le tofes 867 (formulaire 867, « ishour nikouy mas bamakor ») est l’attestation annuelle que votre banque ou votre courtier établit sur vos revenus de placement : intérêts, dividendes et plus-values sur titres, et l’impôt qu’il a retenu à la source. C’est la pièce à joindre à une déclaration annuelle, et la clé pour compenser des pertes entre plusieurs banques.
Ce que contient le formulaire 867
La banque (ou le membre de la Bourse qui gère votre compte-titres) établit un formulaire par compte. On y trouve en général plusieurs parties :
- Plus-values et moins-values sur titres cotés vendus dans l’année (formulaires « 867 A » et « 867 B »), avec l’impôt retenu.
- Intérêts : dépôts, plans d’épargne, obligations, avec l’impôt retenu.
- Dividendes reçus sur vos actions, israéliennes ou étrangères, avec l’impôt retenu en Israël et, le cas échéant, l’impôt payé à l’étranger.
- Les pertes reportables que la banque n’a pas pu utiliser dans l’année.
Attention : le formulaire ne montre pas le rendement de votre portefeuille. Il recense les événements imposables (ventes, intérêts, dividendes) et l’impôt correspondant.
Les taux d’imposition à connaître
Pour un particulier, l’annexe officielle 1322 (année fiscale 2025) prévoit notamment :
- 25 % sur la plus-value réelle (après inflation) réalisée sur des titres cotés.
- 30 % pour un actionnaire significatif (baal menayot mahouti).
- 15 % sur la plus-value d’obligations ou de prêts non indexés.
- 15 % sur les intérêts de dépôts non indexés ; jusqu’à 25 % sur les intérêts réels de dépôts indexés ou en devises (d’après le guide officiel).
Le taux appliqué aux dividendes et l’impôt retenu figurent sur le formulaire lui-même. Les foyers aux revenus élevés peuvent en outre être redevables de la surtaxe (mas yesef), calculée sur le total de l’année.
Plusieurs banques : la compensation des pertes
Chaque banque compense automatiquement les gains et les pertes dans ses propres comptes. Mais elle ne voit pas vos autres banques : une perte chez l’une ne réduit pas l’impôt retenu chez l’autre. Seule une déclaration annuelle avec les formulaires 867 de toutes les banques permet de les rapprocher. Les règles officielles :
- une moins-value de l’année se déduit de toute plus-value de la même année ;
- elle peut aussi se déduire des intérêts et dividendes de titres, si leur taux d’imposition ne dépasse pas 25 % ;
- une moins-value reportée d’une année précédente (depuis 2006) ne se déduit que des plus-values, pas des intérêts ni des dividendes ;
- pour reporter une perte, il faut la déclarer : sans déclaration annuelle, elle est perdue pour l’administration.
Récupérer l’impôt retenu en trop
Le formulaire 867 sert de base à une demande de remboursement (hechzer mas). Les cas les plus fréquents :
- des pertes dans une banque et des gains dans une autre ;
- des revenus faibles dans l’année : le guide officiel prévoit une déduction spéciale sur les intérêts pour les foyers à bas revenus ;
- les personnes ayant atteint l’âge légal de la retraite, qui ont droit à une déduction sur les intérêts ;
- des dividendes étrangers déjà imposés dans un autre pays, pour lesquels un crédit d’impôt étranger peut être demandé (voir la convention fiscale France–Israël).
Où trouver vos formulaires 867
Le formulaire est établi pour chaque compte séparément, signé électroniquement. Il se télécharge le plus souvent dans l’espace en ligne de la banque ou du courtier (rubrique des attestations fiscales annuelles), ou se demande en agence. Un courtier étranger ne délivre pas de formulaire 867 : ses relevés annuels servent alors de justificatifs.
Pour les actifs numériques, qui suivent des règles propres, voir notre guide sur la fiscalité des cryptomonnaies.
Liste de vérification
- Un formulaire 867 pour chaque banque et chaque compte-titres de l’année, conjoint compris.
- Nom, numéro d’identité et année fiscale exacts.
- Pertes chez une banque, gains chez une autre ? Prévoir une déclaration annuelle.
- Pertes reportables mentionnées : les conserver d’une année sur l’autre.
- Dividendes étrangers : vérifier l’impôt payé à l’étranger.
- Comptes chez un courtier étranger : rassembler les relevés annuels.
- Un chiffre vous paraît faux ? Demandez une correction à la banque avant de déclarer.
Le cabinet rassemble vos formulaires 867, calcule la compensation entre banques et prépare la déclaration ou la demande de remboursement. Nous recevons à Netanya ou en visio : prendre rendez-vous.
Questions fréquentes
Dois-je joindre le formulaire 867 à ma déclaration ?
J’ai perdu en Bourse dans une banque et gagné dans une autre : puis-je récupérer de l’impôt ?
Une perte non utilisée est-elle perdue ?
Mon courtier est à l’étranger : ai-je un formulaire 867 ?
Le formulaire 867 remplace-t-il le formulaire 106 ?
Autres guides

Tofes 106 : lire votre attestation annuelle de salaire
Le formulaire 106 résume votre année de salaire et l’impôt retenu. Où le trouver, quelles cases regarder et comment repérer un remboursement possible.Lire l’article
Dons en Israël : 35 % de crédit d’impôt (section 46)
Un don à une association agréée vous rend 35 % en impôt. Seuil, plafond, reçus et calendrier : à régler avant le 31 décembre.Lire l’article
Olim de France : votre première année fiscale en Israël
Teoudat olé en main, que faire côté impôts ? Points de crédit, statut d’indépendant, revenus de France, réforme 2026 : la liste des démarches, dans l’ordre.Lire l’article
Convention fiscale France–Israël : qui impose quoi ?
Loyers en France, retraite, pension de fonctionnaire, dividendes : ce que prévoit la convention de 1995, article par article, pour les francophones installés en Israël.Lire l’article
Bituach Leumi des indépendants 2026 : combien, quand, comment
Taux réduit, taux plein, minimum et plafond, acomptes : ce que paie réellement un indépendant au Bituach Leumi en 2026, avec un exemple chiffré.Lire l’article
Remboursement d’impôt en Israël (Hechzer Mas) : 6 ans
Beaucoup de salariés paient trop d’impôt sans le savoir. Qui peut récupérer de l’argent, comment le demander, et pourquoi l’année 2020 se perd le 31 décembre 2026.Lire l’article
Ouvrir un Ossek en Israël en 2026 : les étapes une par une
Patour ou Mourshé, Ma’am, Mas Hachnassa, Bituach Leumi : l’ordre des démarches pour démarrer votre activité d’indépendant, et les erreurs qui coûtent cher.Lire l’article
Olim 2026 : 0 % d’impôt sur le revenu, mode d’emploi
Arrivés entre novembre 2025 et fin 2026 ? Vos salaires et bénéfices israéliens sont exonérés d’impôt jusqu’en 2030, dans la limite de plafonds annuels. Qui est concerné, quels revenus, quels pièges.Lire l’article
Ossek Patour ou Ossek Mourshé : comment choisir ?
Le plafond de chiffre d’affaires n’est pas le seul critère. Tour d’horizon des conséquences réelles de chaque statut.Lire l’article
Mas Nechassim : comprendre la fiscalité immobilière en Israël
Mas Rechicha à l’achat, Mas Shevah à la vente : les deux impôts qui structurent toute opération immobilière en Israël.Lire l’article
Crypto-actifs en Israël : ce que le fisc attend de vous
Les crypto-actifs sont traités comme des actifs, pas comme une monnaie. Conséquence : chaque cession est un fait générateur.Lire l’articleParlons de votre situation
Un premier échange sans engagement, pour savoir ce qui s’applique à vous et par quoi commencer.